L'Hispaniola roulait en plongeant ses dalots dans l'écume de l'océan. Les poulies grinçaient, le gouvernail battait ça et là, et le navire entier craquait, grognait et frémissait comme une usine. Je devais me tenir au galhauban, et le monde tournait vertigineusement sous mes yeux (...) Nous avions en perspective une morne matinée de travail, car il n'y avait pas trace de vent, il fallait mettre à la mer les canots et remorquer le navire trois ou quatre milles pour doubler la pointe de l'île, et remonter l'étroit chenal du mouillage situé derrière l'île du Squelette.
L'Ile au trésor - R.L. Stevenson - trad. Théo Varlet

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