Nov 24, 2013

Albertine


J'ai passé de charmants soirs à causer, à jouer avec Albertine, mais jamais d'aussi doux que quand je la regardais dormir. (...) Sa respiration peu à peu plus profonde maintenant soulevait régulièrement sa poitrine, et par-dessus elle, ses mains croisées, ses perles déplacées d'une manière différente par le même mouvement, comme ces barques, ces chaines d'amarre que fait osciller le mouvement du flot.

La prisonnière - M. Proust

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